électrostimulation : modelage corporel

Electrostimulation et modelage corporel

Présentation de ce module

Remodelage corporel, esthétique corporelle, entretien de la silhouette, amincissement, raffermissement, cellulite, surcharge pondérale, adiposité : autant de termes brandis hauts et forts à longueur de messages publicitaires. Parce qu'il s'agit effectivement d'un vrai problème touchant à l'image de soi. Chez la femme comme chez l'homme.

L'électrostimulation est-elle une solution à tout cela ? Ce module tente de répondre à cette problématique sous la forme d'un parcours de découverte. Quels sont les éléments qui dessinent notre silhouette ? Pouvons-nous agir réellement sur eux ? Dans quelle mesure ? Et surtout : comment.

1 Le mythe de la silhouette

J'aurais pu me contenter d'écrire qu'avec 3 petites impulsions électriques vous pourriez modifier votre silhouette. Comme dans certaines publicités à la télé. Mais non. J'ai trop de respect pour vous qui avez la gentillesse de me lire. Aussi, je préfère, avant d'aborder le chapitre des solutions, vous emmener dans une réflexion sur ce qui fait de vous un être unique et beau.

De quelle beauté, de quelle silhouette parlons-nous ? Existerait-il une norme dans ce domaine, et sur quoi s'appuierait-elle : la dictature de la mode, la volonté d'être le clone d'une star de cinéma, la perte de toute personnalité ? La silhouette que nous dessinons dans notre tête en regardant une personne correspond-elle réellement aux contours exacts de son corps, ou est-elle le fruit de ce que nous voyons et des émotions que cette personne dégagent ?
Nous ne pouvons être beaux sans personnalité ; la notre, et non celle d'un(e) autre. Bien sûr, la beauté est une chose naturelle dont nous ne sommes pas tous pourvus de façon égale. Mais heureusement, c'est une chose qui peut se cultiver. La beauté, mouvante et émouvante évolue de façon incessante tout au long du film de notre vie. Elle ne s'évapore pas au fil du temps. Elle évolue, tout simplement. Ci-dessous, 4 saisons de la vie, interprétées par un même personnage... bien connu !. Chacune de ces saisons a son charme. La constante : l'acuité du regard et le sourire.

Eternelle beauté

Il en va de même pour le corps lui-même. Mais dans ce cas, la constante est l'attitude, le sens du mouvement, la jeunesse d'une démarche. Même si la silhouette évolue. Nous connaissons tous certaines personnes accusant la marque du temps, capables de nous émouvoir en 3 pas de danse. Et certains top-modèles capables de nous glacer par une attitude inexpressive, raide et glaciale.
Alors, à quoi cela tient-il ? La beauté ne serait-elle pas une notion en 3 D ? Ou plutôt en 3 B ?

  • B eauté statique : c'est-à-dire la beauté anatomique, celle du corps observé au repos. Comme sur une photo.
  • B eauté dynamique que nous pouvons aussi nommer beauté physiologique. Celle qui s'exprime dans l'harmonie du mouvement.
  • B eauté psycho-physiologique. Celle de l'expression et de l'émotion. Celle qui vous rend unique et qui magnétise l'attention par l'émotion qu'elle dégage.

Ne pensez-vous pas qu'une société qui voudrait nous jeter tous dans le même moule de beauté serait une erreur ?

"La vraie jeunesse est dans les gestes et le mouvement.
La vraie beauté ne se mesure pas aux apparences du corps au repos, mais à celle de ses mouvements".
Paul Bellugue

Voici 3 petites clés pour établir un lien entre beauté et remodelage corporel.

  1. Votre beauté est celle de vos mouvements.
  2. Le mouvement, c'est la vie.
  3. Votre beauté vient de ce que vous êtes, profondément, intérieurement, et non de ce que vous paraissez être.

Ce que je veux simplement vous faire toucher du doigt, est que la beauté ne pourra jamais se résumer à une règle mathématique qui serait le produit d'un brin de cellulite, multiplié par quelques centimètres et quelques centaines de grammes en trop.

Revenons sur ce point : votre beauté est celle de vos mouvements. Pour nous en persuader, regardons ce jeune couple, le sourire radieux de la jeune femme, et le geste pur de son partenaire. Voici la grâce et l'harmonie, en mode pause. N'avez-vous rien remarqué cependant ? Alors, laissons place, pendant quelques secondes, à la magie de ce ballet. Et oui. L'une n'a pas de membre supérieur droit. Et son partenaire n'a pas de membre inférieur gauche. Et pourtant, quelle beauté !

Deuxième clé : le mouvement, c'est la vie ! Si doué soit le sculpteur, son oeuvre reste de pierre, inerte. A l'opposé, vous, vous êtes, même sans le vouloir, toujours en mouvement. Ne serait-ce que celui de vos yeux.

Alors, où se cache-t-elle, cette beauté fatale ? Chez ce jeune homme, ou, chez cette jeune fille ? En fonction de quelles lois, de quelles règles, ou encore de quelle formule magique ? Et si, tout votre charme résultait de 3 formes de beauté indissociables ?

  1. Une beauté physique : celle de la photo ou de la sculpture, statique.
  2. Une beauté dynamique : celle de vos mouvements ou de notre couple de danseurs.
  3. Et une beauté intérieure : celle qui fait de vous un être unique.

 

Le ballet dont un extrait est présent dans l'animation ci-dessus, ici dans sa version originale.

 

2 Petit cours de morphologie

La morphologie est l'étude de la forme et de la structure externe d'un être vivant. Autrement dit, l'étude de notre apparence physique, telle que nous pouvons la voir et la décrire avec des mots : grand, petit, mince, musclé, large d'épaule, étroit de bassin, harmonieux, trappu. Amusez-vous à décrire l'un(e) de vos proches, ou à vous décrire vous-même uniquement avec des mots et vous constaterez immédiatement combien la tâche est ardue.
Commençons par défricher ce terrain miné en tentant de dégager quelques notions de morphologie élémentaires. Tout d'abord ce qui différencie le corps féminin du corps masculin. Evident, allez-vous me dire ? Peut-être pas tant que ça.

Ces différences peuvent se résumer en 3 points  :

  1. La poitrine et les organes génitaux.
  2. La largeur et l'ouverture du bassin.
  3. Le tissu de revêtement cellulo-adipeux plus présent chez la femme que chez l'homme.

Abordons, succinctement, la différenciation morphologique, homme - femme. Cela s'exprime en 3 plans :

  1. La morphologie externe, c'est-à-dire sur un plan tégumentaire, où apparaissent les éléments sexués, de haut en bas : les cheveux, la poitrine, et les organes génitaux.
  2. Le plan musculaire.
  3. Le plan squelettique, c'est-à-dire la charpente osseuse. A noter que le bassin de la femme, est plus large, et plus ouvert que celui de l'homme.

Evidemment, d'autres signes de différenciation existent, tels que :

  • La poitrine, composée de tissus glandulaire et graisseux, donnant chez la femme, la forme caractéristique des seins.
  • Le tissu de revêtement cellulo-adipeux, plus présent chez la femme, que chez l'homme. Et surtout, réparti différemment. Notons au passage, que loin d'être péjoratif, ce tissu, en comblant les sillons intermusculaires, participe à la plastique des plus harmonieuses propre à la femme.

La notion de différenciation de silhouettes entre individus de même sexe est et restera toujours une donnée très relative. Pour qu'il en soit autrement, il faudrait qu'existe une seule et unique formule magique déterminant les proportions idéales. Les canons de la beauté ont toujours erré à la recherche d'une norme idéale en tentant de définir des critères de proportion entre la tête, le tronc et les membres. Mais il s'agit là d'une notion strictement sociétale et culturelle, qui ne vaut qu'à l'endroit et à l'époque où nous vivons.

D'après le Journal des Femmes

Regardez bien ces 5 jeunes gens qui sont tous dans la même attitude et dans la même tenue. Quelles sont les différences de silhouettes qui rend chacun d'entre eux un être unique ? Vous avez 10 secondes pour répondre. Vous avez trouvé, bien sûr ! Nous pourrions dire, par exemple, que Cédric, Pierre et Marin sont les plus grands ; Emilien et Gaël, les plus trapus ; Marin, le plus mince. En revanche, la couleur des cheveux de Gaël, ou de la peau de Pierre, n'interviennent pas dans la silhouette.
Alors auriez-vous, à ce stade, une petite préférence pour l'un ou l'autre de ces beaux jeunes gens ?

 

3 La silhouette et ses perturbateurs

N'abandonnez jamais votre vie au jugement des autres.

"On est seul à la barre de son vaisseau intime. Tout tient à la détermination de son désir de vivre et au bannissement de l'idée obsessionnelle que la beauté ne tiendrait que par l'élasticité de la peau. Il y a, en chaque être une lumière, une présence que le temps embellit, pourvu q'on lui donne son espace."
Dr Jean-Louis Etienne.

Ne jamais abandonner sa vie au jugement des autres

En terme de silhouette, il y a les images-modèles, habilement promues par les faiseurs de modes à grands coups de retouches infographiques. Et puis il y a ce que nous sommes. Ce que nous évoquons au regard des autres. Il y a la pose statique, immortalisée en studio par le photographe ; et la photo prise à la volée dans la rue. Et pour un même individu, la différence peut être grande. Entre le désir et la réalité, des empêcheurs de perfection.

Quels sont donc ces éléments perturbateurs ? Ils sont schématiquement au nombre de 4 :

  1. Cellulite, adipocytes & Cie.
  2. Atonie et fonte musculaires.
  3. Défaut de posture corporelle.
  4. Dynamisme et atonie.

Cellulite, adipocytes & Cie

Cellulite, capitons, bourrelets, culotte de cheval, peau d'orange, dépôts graisseux, liposystrophie : autant d'appellations pour désigner ce que certain(e)s considèrent comme une maladie du paraître. Alors, parlons-nous ici beauté... ou santé ?
Nous pouvons considérer la cellulite comme une pathologie que notre esprit ne serait pas prêt à accepter comme telle. Une sorte de pandémie culturelle quasi obsessionnelle, survenant parfois dès la sortie de l'adolescence. Bien sûr, dans l'absolu, la cellulite peut entraîner des complications : compression des réseaux capillaires veineux et lymphatiques par exemple. Mais ce n'est peut-être pas ce que nous retenons en premier.

Alors, en réalité, qu'est-ce la cellulite ? Le terme cellulite évoque une pathologie alors que dans la plupart des cas il n'en est rien. En effet, il ne désigne que très rarement une inflammation ou une infection du tissu cellulo-adipeux sous-cutané. En revanche, il désigne, dans la grande majorité des cas, un remaniement disgracieux de l'hypoderme et du tissu sous-cutané, dû à une colonie d'adipocytes particulièrement florissante. Fréquent sur les cuisses, les fesses et l'abdomen, ce remaniement donne à la peau un aspect capitonné en "peau d'orange", douloureux à la pression.
Les adipocytes sont capables de stocker de l'énergie sous forme de graisse, plus précisément, de triglycérides. En cas de besoin, les adipocytes restituent ces triglycérides qui sont alors pris en charge par le sang afin d'assurer les besoins énergétiques de l'organisme. Ce phénomène naturel est appelé lipolyse. La combustion d'un gramme de cette graisse fournit 9 calories à l'organisme, alors qu'un gramme de glucides ou de protéines en fournit à peine plus de 4. Les adipocytes sont des cellules très élastiques dont la taille peut être multipliée par 60. Le corps humain en possède plusieurs milliards. Celui de la femme est plus riche en adipocytes que celui de l'homme : 25 % du poids corporel chez la femme, contre 10 % chez l'homme. 50% du capital adipocytaire est sous-cutané, le reste, réparti dans les plans profonds. Ce tissu profond participe aux réserves énergétiques, mais joue aussi un rôle de soutien fondamental de différents organes.
Je vous livre ci-dessous un petit tableau des qualités et défauts du tissu cellulo-adipeux :

BEAUTE OU SANTE ? QUALITES INCONVENIENTS
Santé Réserve énergétique
Santé Protection contre le froid (thermorégulation)
Santé Tissu d'enveloppement des organes profonds
Beauté Tissu d'enveloppement sous-cutané adoucissant la silhouette en absence d'excès
Beauté Perturbateur de la silhouette en cas d'excès

Les principales causes de l'excès ou de la mauvaise répartition du tissu cellulo-adipeux sont :

  • Génétiques : origines ethniques et sexe (féminin / masculin).
  • Alimentaires : déséquilibre ou mauvaises habitudes entraînant une perturbation du métabolisme.
  • Hormonales : une production excessive facilite la rétention d'eau et augmente l'accumulation de triglycérides dans l'adipocyte. Cette production excessive peut être due à la prise de certains des médicaments comme les contraceptifs.
  • Facteurs aggravants : sédentarité, vêtements trop serrés, nutrition trop riche, postures délétaires telles que jambes croisées. Mais aussi constipation et/ou grossesse perturbant le système veineux-lymphatique.

Cellulite : santé ou beauté ? Tout dépend du regard porté. Celui des artistes, tels que Otéro qui lui donne puissance et mouvement ; Magritte et ce troublant effet de miroir; et Kisling donnant à ce sujet, grâce et volupté. Mais, il y a aussi le regard observateur des spécialistes du corps, médecins ou esthéticiennes. Un regard d'analyste, aussi entraîné à voir le beau que la santé.
Quel que soit le point de vue adopté, beauté ou santé, posons-nous la question de savoir à quoi est dû ce phénomène, dit de peau d'orange. Pour comprendre, regardons cette coupe de tissus cutanés normaux. C'est-à-dire sans cellulite. De haut en bas, nous y voyons l'épiderme, le derme, et surtout l'hypoderme, colonisé par des cellules adipeuses, appelées adipocytes. Leur nombre et leur répartition font que la surface de la peau est parfaitement plane. Le problème avec les adipocytes n'est pas leur présence, qui est normale et naturelle, mais le fait qu'ils sont capables d'augmenter de 60 fois leur volume. Et de se multiplier. Ce qui modifie la structure de l'hypoderme, qui repousse ça et là, la surface du revêtement cutané qui devient irrégulière, comme turgescente. C'est ce phénomène, qui donne à la silhouette cet aspect particulier de capiton, souvent désigné sous le terme de, peau d'orange.
Alors, adipocytes : utiles ? Bien sûr, mais dans une certaine mesure. Mais, laquelle  ? A gauche ce que le tissu cellulo-adipeux, peut apporter de positif lorsque sa quantité et sa répartition sont normales. A droite, en quoi il est négatif dans le cas contraire. Commençons par le positif : réserve énergétique, thermorégulation, maintien des organes profonds, lissage de la silhouette. Pour le négatif : compression des systèmes nerveux, circulatoire et lymphatique, et bien sûr, cellulite !

Alors, en toute raison et sagesse, c'est à nous de trouver l'équilibre harmonieux, entre santé, et silhouette... sans oublier, que chacun et chacune d'entre nous, a toujours du beau en soi !

Le surpoids

Le surpoids est loin d'être une indication majeure à l'électrostimulation. Au plus, elle pourra être utile en post-traitement, par exemple pour retonifier la paroi abdominale.

Mais au fait, à part l'image de nous-même renvoyée par le mirroir, comment savons-nous si nous sommes en surpoids, ou non ?
Médicalement parlant, la meilleure évaluation quantifiable est le calcul de l'Indice de Masse Corporelle (IMC), utilisé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L'IMC correspond donc au rapport entre le poids et la taille. Il permet d'évaluer les différents niveaux de corpulence chez l'adulte.

La calculatrice ci-dessous vous permet d'évaluer votre IMC en temps réel.

IMC : classification selon l'OMS

Valeur de l'IMC (selon l'OMS) :

  • Inférieure à 18,5 : maigreur.
  • De 18, 5 à 25 : normal.
  • De 25 à 30 : surpoids.
  • De 30 à 35 : obésité modérée.
  • Supérieure à 35 : obésité sévère.

Parce que nous pensons essentiel de considérer le sujet du surpoids, avec tout le sérieux, et tout le respect que nous devons à ceux qui en souffrent, vous comprendrez aisément que nous préférons ceci... à cela. Car, évidemment, ici, le miracle n'existe pas !

Fonte et manque de tonicité musculaires

Le lien entre tonicité musculaire et silhouette est évident. L'animation ci-dessous, ou ci-contre, en fait la démonstration. L'exemple le plus flagrant est la ptose abdominale. Une bonne tonicité des muscles abdominaux assure une parfaite contention de la masse viscérale en conférent l'apparence d'un "ventre plat". Cette tonicité est mise en jeu dans le rêve de tout un chacun : ventre plat, fessiers et pectoraux toniques !

Quant à la fonte musculaire, souvent en rapport avec un manque de tonicité, elle joue sur les volumes eux-mêmes.
Alors, où est l'équilibre entre maigreur, douceur des lignes, aspect tonique et l'hyper-développement musculaire ? Question de choix personnel...

Muscles ou douceur des courbes : une simple question de choix

Allons faire un tour sur la planète muscle pour comprendre comment celui-ci participe à l'ébauche de notre silhouette. Lorsque nous pensons contraction, nous imaginons tout de suite, mouvement. Par exemple, lorsque nous pensons biceps, nous imaginons, flexion du coude. Et pourtant, notre coach demande simplement, de contracter les abdominaux et de tenir la position sans relâcher la contraction. Ce qui a pour but de renforcer la paroi, ou sangle abdominale. De quoi est-elle composée cette sangle ? Des muscles droits de l'abdomen, des muscles obliques internes, et des muscles obliques externes. Et quel est leur rapport avec la silhouette ? Regardons cette coupe transversale. Entourés en rouge, nous y retrouvons les muscles constituant la paroi, ou sangle abdominale. A droite de cette paroi, la cavité abdominale, dans laquelle, tous les viscères et organes s'y trouvant logés, ont tendance à pousser vers l'avant, du fait de leur poids, de la pesanteur, et de l'appui du diaphragme.
Résultat : si la tonicité des muscles abdominaux est bonne, la paroi résiste. Sinon, elle se déplace vers l'avant. Ce qui donne ceci : paroi manquant de tonicité. Au lieu de nous donner cela : paroi tonique ! Voilà, ce petit voyage sur la planète muscle s'achève. Ce qui est vrai pour les abdominaux, l'est aussi, avec des causes sensiblement différentes pour les fessiers, les pectoraux, ou l'arrière des bras.
Conclusion : tonifions !

Bonnes et mauvaises postures

Pourquoi adoptons-nous une bonne ou mauvaise posture  Comme nous pouvons le constater sur la photo ci-contre (ou ci-dessous), la modification d'attitude chez nos 2 sujets donne d'eux une idée totalement différente. Beaux et dynamiques lorsqu'ils se tiennent en rectictude. Epuisés dans le cas contraire. Les causes d'une mauvaise posture sont diverses ; entre autres :

  • Problèmes de l'appareil locomoteur :
    • Déficience musculaire au niveau des muscles de la colonne vertébrale.
    • Atteinte osseuse ou articulaire de l'axe vertébral lui-même
  • Problème de stress : nous semblons alors "porter le poids du monde sur les épaules".
  • Interférences psychosomatiques : "en ce moment, à l'endroit-même où vous vous trouvez, il y a une maison qui porte votre nom. Vous en êtes l'unique propriétaire. Cette maison, abri de vos souvenirs les plus enfouis, refoulés, c'est votre corps. Dans les raideurs, les crispations, dans les faiblesses et les douleurs des muscles de votre dos, de votre cou se révèle toute votre histoire, de la naissance jusqu'à aujourd'hui. Pendant tout ce temps vous avez réagi à des pressions familiales, sociales, morales. pour vous conformer, vous vous êtes déformé. A votre vrai corps, naturellement harmonieux, dynamique, joyeux, s'est substitué un corps étranger". Ce texte de Thérèse Bertherat résume parfaitement la relation existant entre le physique et le mental, le psychisme et le soma.
    Mais rassurons-nous : rien n'est figé ni définitif. Selon le même auteur, "être c'est ne jamais cesser de naître". Ce que je vous souhaite de faire chaque matin.
Source : Deposit Photos

Dynamisme et atonie

En quoi le dynamisme peut-il interférer avec la silhouette ? Tout d'abord, qu'entendons-nous par dynamisme : l'énergie et la vitalité dégagées par le corps en mouvement. Autrement dit, la capacité que nous avons d'exprimer la vie : notre propre vie. Bien évidemment, ce dynamisme ne joue pas sur le poids ni sur le tour de hanches ou de bassin. Mais soit il les met en valeur, soit il les efface. Ne laissant plus apparaître que l'intensité forte et émouvante de l'expression. Ne vous êtes-vous jamais fait la réflexion qu'il vaut mieux une personne forte et pleine de joie qu'un mannequin efflanqué et triste à mourir ?
L'animation proposée ici vous y invitera probablement. Vous pouvez avoir des mensurations parfaites et passer complètement inaperçu(e). Nous avons évoqué ce sujet par ailleurs : Si belle soit une statue ou une photo, et malgré les talents de l'artiste, rien n'est plus émouvant que le corps en mouvement.

Source : Deposit Photos

Laquelle, de ces 2 prises de vue, vous inspire le plus de dynamisme et de vitalité : celle-ci ? Ou celle-là ? Nos deux jeunes filles, ont pourtant, toutes deux une silhouette agréable, bien que n'ayant pas les mêmes mensurations. Mais l'une est plus pétillante et nous emmène dans un autre monde. Celui du mouvement et de la vitalité, de l'énergie, de la danse, et de la vie. Et parlant danse, regardez bien ce qui suit. Incroyable, non ?

Vous pouvez visualiser les vidéos de ces 2 couples de danseurs sur YouTube en cliquant ci-dessous :

 

4 Electrostimulation et modelage corporel

Après avoir fait un mini-tour de tout ce qui participe au modelage corporel, voyons maintenant en quoi l'électrostimulation peut y contribuer.

Nous avions l'habitude depuis des années de voir des publicités promettant perte de poids et silhouette parfaite. A celles-là s'ajoutent aujourd'hui, celles de la plus belle musculature obtenue en quelques jours en regardant la télévision confortablement assis(e) dans notre canapé. L'électrothérapie grand public fait fureur.

Qu'est-ce qui est vrai, et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Et surtout, pourquoi.

Si l'électrothérapie pratiquée avec un électrostimulateur personnel, et bien conduite, peut s'avérer efficace sur la douleur, les incontinences et le renforcement musculaire, je serai plus pondéré en ce qui concerne le remodelage corporel : amélioration de la tonicité, pas de problème. Mais côté fonte des graisses, ce n'est vraiment pas ça.
Pour qu'il n'y ait pas d'ambigüité dans mes propos, j'entends par remodelage corporel tout ce qui contribue à modifier la forme globale, l'attitude et la silhouette du corps. Ce qui va, de la modification des reliefs musculaires à la perte des graisses et de la fameuse cellulite. Et là est le problème : pour mobiliser les graisses de réserve, autrement dit pour pratiquer une lipolyse, il faut cibler les agents qui les produisent, ou ceux qui les consomment. Dans le premier cas, en réduisant les apports, nous limitons le stockage ; dans le second, en provoquant une surconsommation de graisses, nous en amenuisons les stocks.

L'électrothérapie permet-elle de limiter le stockage des graisses ?

Inefficace

La réponse est claire et négative, tout du moins avec un électrostimulateur personnel.
Une solution consisterait à aider la circulation sanguine. Cela est possible avec des appareils professionnels en stimulant alternativement les muscles agonistes et antagonistes d'un mouvement, selon un protocole précis. Par exemple, les fléchisseurs et extenseurs du pied.
En revanche, une telle stimulation mal conduite pourrait conduire à l'effet inverse.
Une dernière solution pourrait consister à faire pénétrer des ions actifs grâce aux propriétés du courant galvanique. Mais cette technique est strictement réservée aux professionnels : risques de brûlure !

Pourquoi l'électrostimulation n'est-elle pas suffisante pour "brûler" les graisses, et surtout en 2 semaines ?

Pour bien comprendre, distinguons d'emblée 2 cas de figures :

  • Le tissu cellulo-adipeux présent et installé depuis votre adolescence.
  • Le tissu cellulitique récent, apparu à la suite d'un stress important, d'une grossesse ou en période de ménopause.

Dans le premier cas, sans traitement global, aucun espoir de venir à bout de cette infiltration cellulitique. Le problème est différent dans le second cas. La stratégie à mettre en place est alors triple :

  1. Provoquer un déficit calorique quotidien de quelques centaines de calories dans le cadre d'un programme diététique.
  2. Rééquilibrer les éventuels déséquilibres hormonaux.
  3. Pratiquer une activité physique aérobique, c'est-à-dire nécessitant une consommation d'oxygène au niveau des tissus biologiques. Ou pratiquer la musculation.

De toute évidence, sur les 2 premiers points, l'électrostimulation est impuissante. Qu'en est-il alors du troisième : activité physique et musculation ? Prenons un exemple concret : marcher 30 minutes à une vitesse comprise entre 4 et 6 km/h ne dépense que 135 calories ; soit un yaourt aux fruits. Mais à raison de 3 fois par semaine pendant 1 an, cela représente une combustion de 22000 calories, soit environ un fonte graisseuse de 2,5 kg. Et si vous le faites tous les jours.... mais, sans miracle, cela prend des mois.
Conditions à respecter impérativement pour brûler les graisses sans électrostimulation :

  1. Pratiquer l'activité physique un minimum de 3 fois par semaine, ou quotidiennement.
  2. Pratiquer une activité impliquant un exercice cardio-vasculaire en aérobie pour que l'oxygène puisse brûler vos graisses.
  3. Respecter une durée minimum de séance : le corps ne commence à faire appel aux graisses de réserve qu'après 15 à 20 minutes d'exercice. Idéalement après 30 à 45 minutes.

Notons au passage que la musculation d'un groupe musculaire ne provoque pas la fonte du pannicule adipeux qui le recouvre, mais puise sur l'ensemble du stock corporel. Travailler les fessiers ne fera pas maigrir vos fesses.

Alors pourquoi est-ce que cela ne marche pas en électrostimulation ?

La réponse est maintenant simple à comprendre. La marche implique :

  • Un travail cardio-respiratoire proportionnel à la vitesse.
  • La facilitation du retour veineux par le jeu musculaire, mais aussi l'appui au sol des voûtes plantaires.
  • Le travail musculaire contre résistance réalisé par un ensemble de muscles parmi lesquels le quadriceps, le triceps sural, les muscles ischio-jambiers, les fléchisseurs et les extenseurs des orteils sans oublier les muscles abdominaux, ceux du dos et des épaules (responsables du balancement). Au total, une masse musculaire importante représentant près de la moitié de la masse musculaire corporelle globale.

Contrairement à une activité physique active (sans appareil), en électrostimulation :

  • Nous n'avons pas de travail cardio-respiratoire.
  • Nous n'avons pas de facilitation du retour veineux.
  • La masse musculaire stimulée limitée.

Les résultats, sans être totalement absents, sont donc le plus souvent des plus décevants.

Désolé !

Electrostimulator est-il, réellement, un dévoreur d'adipocytes ? Autrement dit de cellulite ? Et bien non, malgré les publicités qui fleurissent sur nos écrans, ni l'électrothérapie, ni l'électrostimulation ne sont de bonnes indications pour brûler les graisses indésirables.

L'électrothérapie permet-elle de modifier la tonicité et la silhouette ?

Efficace

Première bonne nouvelle : la réponse est positive.

Concernant la tonicité, c'est évident. Si vous n'êtes pas passé(e) par le chapitre du renforcement musculaire, je vous invite à y faire un petit tour en cliquant ici.
L'intérêt particulier lorsqu'il s'agit de remodeler une silhouette est de pouvoir stimuler un muscle ou un groupe musculaire de façon sélective. Par exemple, uniquement les muscles de l'intérieur de la cuisse, ou les faisceaux les plus latéraux des muscles abdominaux. Un autre point intéressant, consiste, par l'électrostimulation, à faire travailler des muscles que nous avons du mal à localiser. Par exemple, ceux qui permettent de rapprocher vos omoplates, donc de redresser la ligne d'épaules, donc d'avoir une posture tonique reflétant le dynamisme.

Concernant la silhouette, même évidence : en facilitant le maintien de la posture et en modifiant sensiblement les volumes musculaires. A vous d'avoir l'œil du sculpteur corporel ou du dessinateur. Lorsque le regard est là, il ne reste plus qu'à placer vos électrodes de manière appropriée et de choisir le bon courant.

Allons, ensemble, faire un petit tour, dans un atelier de sculpture corporelle, bien particulier. Doué, bien sûr, nous n'en doutons pas un seul instant. Mais notre sculpteur, part de rien, c'est-à-dire d'un bloc de marbre pour réaliser son objectif : une divinité de pierre, aux formes parfaites. En revanche, pour nous, les choses sont bien différentes. Notre objectif, est de remodeler un corps vivant et déjà sculpté, avec toute sa beauté, et, ses petits défauts. Un corps, fait de chairs, de muscles... et de cellulite. Notre électrostimulateur n'est quant à lui, ni le burin du sculpteur, ni le scalpel du chirurgien. En revanche, il peut aider efficacement, à travailler sur la silhouette, en complétant des exercices de musculation, et ce, pour 2 raisons :

  • Première raison : un bon placement des électrodes, et un courant adapté, permettent un travail musculaire sélectif. Ce qui n'est pas toujours facile sur une machine de musculation, ou avec des exercices classiques.
  • Seconde raison : la stimulation permet de prendre conscience du travail attendu, par exemple, sur des muscles profonds que nous avons perdu l'habitude d'inscrire dans notre schéma corporel. Ce qui peut faciliter, par la suite, la tenue d'une belle posture.

C'est déjà pas mal, non  ?

 

Conclusion

Ne massacrons pas à coups de publicités mercantiles, la réputation qu'ont l'électrothérapie et les électrostimulateurs personnels d'être efficaces en de nombreux points. Oui, bien sûr, leur efficacité est certaine, mais pas en tous points. Restons lucides et raisonnables.
L'électrostimulation est efficace au niveau de la silhouette et de la tonicité. Un bonne aide pour retrouver une bonne posture corporelle. Mais n'est pas une bonne indication en ce qui concerne la fonte des graisses.
Et, entre nous, ce n'est déjà pas si mal !